Tout groupe de ventilation génère des micro-vibrations dues à la rotation de sa turbine. Si ces vibrations ne sont pas interceptées au plus proche de la source, elles se transmettent à l'ensemble de la structure du bâtiment. Une charpente ou un faux-plafond peuvent ainsi devenir d'immenses caisses de résonance. Le problème ne vient pas du groupe, mais de la continuité mécanique entre le moteur et le bâti.
L'objectif de l'installateur est de créer une rupture. Chaque point de contact entre le réseau et la structure doit être considéré comme un potentiel pont sonore. La maîtrise du raccordement est donc une question de savoir-faire technique autant que de choix de matériel.
L'outil principal de cette désolidarisation est le collier isophonique. Contrairement au collier de serrage standard, il intègre une garniture en élastomère qui absorbe les ondes vibratoires. Son usage est impératif pour maintenir les conduits, mais aussi pour soutenir le groupe lui-même.
Il est également conseillé d'utiliser des plots antivibratiles sous le châssis du caisson si celui-ci est posé au sol ou fixé sur un plancher. Cette mesure simple permet de couper la transmission directe des fréquences de rotation dans la dalle ou la solive. Ne jamais fixer un moteur directement sur un support bois sans cette interposition de matériau souple.
Lorsqu'on suspend des conduits dans les combles, le danger est de créer une liaison rigide via les tiges filetées ou les suspentes. Si vous fixez une tige métallique directement dans le bois de charpente, celle-ci devient un vecteur de bruit.
La solution consiste à insérer des éléments souples entre la suspente et la structure. L'utilisation de pattes de fixation flexibles ou de silentblocs de suspension permet de maintenir le conduit en place tout en filtrant les vibrations. Veillez également à ne jamais tendre excessivement les gaines : une gaine tendue agit comme une corde de guitare, propageant les vibrations sur de longues distances.
Assurez-vous qu'aucune gaine ne touche directement une cloison en plaques de plâtre. L'effet de vibration sur les cloisons légères est amplifié par la structure creuse, transformant un simple bourdonnement moteur en une nuisance sonore insupportable pour l'habitant.
Présence de colliers isophoniques sur tout le réseau.
Fixation rigide (métal sur bois) détectée.
Gaines trop tendues transmettant les vibrations.
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